Les budgets des Références économiques sont établis par un groupe de travail formé de plusieurs organismes du milieu agricole québécois. Le groupe de travail utilise d'abord les données disponibles dans la littérature et y ajoute son expertise technique et économique afin d’établir un modèle représentatif de la production étudiée. Les données retenues, la façon de les présenter et la méthodologie utilisée pour la rédaction des budgets sont définies dans l’Outil d’encadrement à la budgétisation :
www.craaq.qc.ca/oeb.
C’est une prévision des résultats économiques d’une année moyenne pour un modèle d’entreprise jugé représentatif de la réalité des producteurs. Ces prévisions ne peuvent que rarement être transposées directement aux entreprises; elles doivent être adaptées à chaque situation par un professionnel.
Nous donnons un maximum d’informations sur nos sources et nos méthodes de calcul. Le lecteur peut ainsi juger si le résultat présenté est représentatif de sa situation ou s’il doit l’adapter. Pour ajuster les données des budgets, la collection comprend des statistiques, des rendements de cultures, des coûts de construction et d’utilisation de la machinerie, de même que plusieurs autres documents visant à documenter les facteurs pouvant faire varier le résultat. Par exemple, dans les rendements de cultures, le rendement est détaillé pour chaque région. Le lecteur peut donc utiliser le rendement observé pour sa région plutôt que le rendement retenu dans le budget. Dans le sommaire des budgets, nous incluons aussi une table de sensibilité présentant la variation du résultat suivant une fluctuation du prix de vente ou du rendement de la production.
Nos budgets se distinguent d’abord par des résultats modélisés et non des résultats observés. Contrairement aux coûts de production du Centre d'études sur les coûts de production en agriculture (CECPA) ou aux analyses comparatives des groupes conseils agricoles, qui sont des compilations de données de producteurs, les Références économiques présentent un résultat probable considérant les hypothèses retenues en lien avec le contexte des entreprises québécoises.
Les Références économiques se basent sur des données provenant des producteurs et de la littérature. Les prix de vente des produits proviennent généralement de La Financière agricole du Québec, de l’Institut de la statistique du Québec ou encore de Statistique Canada, qui compilent des données de producteurs. Pour leur part, les résultats techniques (rendements de cultures, nombre d’animaux vendus, etc.) sont issus de guides de production ou de compilations de données, avec un jugement posé par les membres du groupe de travail qui les adaptent au modèle d’entreprise retenu.
La rémunération de la main d’œuvre salariée et de l’exploitant n’est pas incluse dans les budgets. La notion de répartition du travail entre l’exploitant, sa famille et la main d’œuvre salariée est en lien avec le contexte de l’entreprise et non avec le modèle de production. Le comité détermine le nombre d’heures nécessaires au bon fonctionnement du modèle retenu, mais il ne peut porter de jugement sur qui effectuera les heures : ce paramètre dépend des ressources disponibles et est propre à chaque entreprise. Quant aux montants alloués au salaire et aux retraits du propriétaire, ils sont trop variables et personnels pour être déterminés en comité; il revient au producteur de les fixer. Le bénéfice net présenté sert donc à la rémunération du travail.
Les intérêts à moyen et long terme dépendent de l’endettement de l’entreprise et donc, de la mise de fonds des propriétaires. Tout comme la rémunération du travail, la mise de fonds et les conditions de crédit sont propres à chaque entreprise. C’est pourquoi le budget met plutôt en lumière les investissements nécessaires pour le modèle retenu.
Une estimation de la valeur à neuf des investissements permet aux lecteurs qui préparent un plan d’affaires d’avoir une vue d’ensemble. De plus, les sources disponibles pour la valeur à neuf des actifs sont plus accessibles et homogènes que celles pour les actifs usagés. Notez que les taux d’entretien et de réparation utilisés donnent un résultat moyen pour la durée de vie de l’actif et non un taux pour un actif neuf. Notez aussi qu’en utilisant une méthode d’amortissement linéaire basée sur la durée de vie utile de l’actif, l’amortissement annuel est le même, que ce soit pour un actif neuf ou usagé. Visitez l’Outil d’encadrement à la budgétisation pour plus de renseignements :
www.craaq.qc.ca/oeb.
Rappelons que les budgets des Références économiques sont des prévisions de résultats économiques d’une année moyenne pour un modèle d’entreprise jugé représentatif de la réalité des producteurs. Puisque l’utilisateur doit adapter le document à l’entreprise, il l’ajuste du même coup pour l’année étudiée. Les budgets présentent généralement les prix des trois dernières années. S’il le désire, l’utilisateur peut retenir seulement la dernière année ou sa prévision pour l’année en cours. Notez que les documents servant à adapter les budgets sont mis à jour annuellement afin que les utilisateurs puissent adapter le budget pour l’année en cours. Le fait d’utiliser des prix moyens permet d’éviter de refléter une rentabilité qui n’est que temporaire pour des décisions d’investissement à long terme.
Pour être cohérent, il faut utiliser la même période de référence tant pour les dépenses que pour les revenus. Dans un contexte où les prix des intrants augmentent rapidement, le budget référence peut paraître éloigné de la réalité. Il faut se rappeler que l’objectif de ce budget est de présenter des résultats moyens. Si le contexte de prix représente une tendance lourde, il se reflétera dans la prochaine version du budget. Entre temps, si vous jugez que le coût proposé dans le budget n’est pas représentatif, il faut l’adapter à votre situation.